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Images d’un signal TEP VMAT2 moyen

L’imagerie dopaminergique dans la maladie de Parkinson

Date de la dernière mise à jour : 13 mars 2025

Auteur(s) : Jean-Philippe Coutu, Ph.D., Simone P. Zehntner, Ph.D., Felix Carbonell, Ph.D., Alex P. Zijdenbos, Ph.D., Barry J. Bedell, M.D., Ph.D., pour l’Initiative sur les marqueurs de progression de la maladie de Parkinson*


Principaux points à retenir

  • DAT SPECT est une méthode bien établie et largement disponible qui génère des informations importantes sur la densité de transporteurs de dopamine. Cependant, l’imagerie par VMAT2 TEP offre une résolution spatiale supérieure et une détermination plus précise des capacités de stockage de dopamine.
  • Même en ne montrant pas d’effets significatifs dans l’analyse par voxel après 12 mois, l’analyse SBR régionale avec les données VMAT2 TEP détecte des changements significatifs après 12 mois, aussi rapidement qu’avec les données DAT SPECT, et dans les deux cas les effets étaient les plus forts dans le putamen.
  • Avec 12 à 24 mois de suivi, les tailles d’échantillon estimées nécessaires dans un essai clinique étaient de moins de 50 participants par bras avec les données DAT SPECT, et aussi peu que 10 participants par bras avec les données VMAT2 TEP.
  • Les deux méthodes d’imagerie peuvent suivre de manière fiable la progression de la maladie de Parkinson et peuvent être utilisés comme biomarqueurs judicieux dans les essais cliniques évaluant des méthodes de traitement.

La neurodégénérescence dopaminergique est un emblème de la maladie de Parkinson, et les méthodes d’imagerie sont essentielles pour évaluer la progression de la maladie et l’efficacité des méthodes de traitement dans les essais cliniques. La tomographie par émission monophotonique (TEMP, ou SPECT) en utilisant un radiotraceur visant le transporteur de dopamine (DAT), et la tomographie par émission de positron (TEP) utilisant un radiotraceur visant VMAT2, un transporteur vésiculaire des monoamines, sont deux méthodes d’imagerie principalement utilisées pour visualiser et quantifier la perte de neurones dopaminergiques. Bien que DAT SPECT est largement disponible et validé cliniquement, VMAT2 TEP offre une résolution spatiale supérieure et une évaluation plus directe de la capacité de stockage de dopamine. Une comparaison de l’efficacité de ces deux méthodes d’imagerie pour suivre la progression de la maladie de Parkinson et une évaluatoin des tailles d’échantillons optimales nécessaires avec ces méthodes dans un essai clinique restent des questions ouvertes importantes à répondre.

Cette étude vise à comparer la performance de DAT SPECT et VMAT2 TEP pour suvire la neurodégénérescence dopaminergique dans les individus atteints de la maladie de Parkinson, en utilisant les données du consortium PPMI (Parkinson’s Progression Markers Initiative). Nous avons également voulus déterminer les tailles d’échantillon requises pour détecter des changements thérapeutiques significatifs dans des essais cliniques utilisant ces biomarquers.

Les données viennent de PPMI, une étude longitudinale multi-centres conçue pour identifier des biomarqueurs pour la maladie de Parkinson. Les données d’imagerie DAT SPECT et VMAT2 furent échantillonées à une visite initiale et puis après 6, 12, 24 et 48 mois. DAT SPECT fut évalué chez des individus en santé (n=37) et des patients atteints de la maladie de Parkinson (n=134), alors que VMAT2 PET était disponible pour une cohorte de patients plus petite (n=15). Les données d’imagerie furent traitées avec PIANO™, un système modulaire pour le traitement d’image automatique à haut débit.

À la visite initiale, DAT SPECT a démontré une réduction significative du SBR (« specific binding ratio ») striatal chez les individus atteints de la maladie de Parkinson comparativement aux individus en santé. Les données VMAT2 TEP démontrent des réductions similaires, avec une résolution spatiale accrue et une localisation plus spécifique du signal. L’analyse longitudinale a démontré des réductions significatives du signal par voxel du SBR striatal pour DAT SPECT et VMAT2 TEP.

L'analyse régionale SBR indiqua que VMAT2 TEP peut détecter des changements significatifs après seulement 12 mois, comparable à DAT SPECT, malgré la quantité moindre de données recueillie en comparaison. Les deux modalités d’imagerie montrent que les changements les plus significatifs sont dans le putamen, avec aucune distinction entre les parties antérieure et postérieure pour le taux de déclin.

Les tailles d’échantillons estimées démontrèrent que moins d’individus sont nécessaires pour détecter des effets thérapeutiques en utilisant VMAT2 TEP comparativement à DAT SPECT. Par exemple, détecter une réduction de 60-80% du SBR striatal nécessite moins de 50 participants par bras avec DAT SPECT après 24 mois de suivi, alors que VMAT2 TEP nécessite moins de 50 participants par bras après seulement 12 mois de suivi.

DAT SPECT et VMAT2 TEP sont des outils précieux pour l’évaluation de la neurodégénérescence dopaminergique de la maladie de Parkinson. Bien que DAT SPECT est robuste et largement disponible, VMAT2 offre une résolution spatiale supérieure et une habileté accrue pour détecter les la progression de la maladie. Les deux biomarqueurs sont prometteurs pour évaluer des méthodes de traitement de la maladie de Parkinson, avec VMAT2 TEP démontrant un plus grand potentiel pour détecter les changements précoces du système dopaminergique.

Points forts de la présentation

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